Un site d’une page à 400 €, un autre de dix pages à 4 000 € : lequel est cher ? Le prix d’un site vitrine, comme son tarif mensuel, se lit d’abord en nombre de pages, parce qu’une page, c’est à la fois du travail à facturer et une porte d’entrée sur Google. Voici les fourchettes du marché pour 1, 5 et 10 pages, ce qui fait grimper la facture, et combien de pages il vous faut.
Les trois fourchettes du marché : 1, 5 ou 10 pages
Pour un site vitrine créé en paiement unique, hors hébergement et entretien, les tarifs se rangent en trois paliers. Le coût annuel qui vient ensuite, je l’ai détaillé à part dans combien coûte un site internet pour une TPE/PME ; ici, on ne parle que de la taille du site.
- Un one-page : de 300 à 800 €. Une seule page qui défile : présentation, services, photos, coordonnées. Le bas de la fourchette correspond souvent à un modèle adapté, le haut à une mise en page travaillée.
- Un site de 5 pages : de 800 à 2 500 €. Le format classique : accueil, services, zone d’intervention, avis ou réalisations, contact. L’écart vient surtout de qui écrit les textes et de la part de design sur mesure.
- Un site de 10 pages : de 1 500 à 5 000 €. Une page par service ou par commune desservie, parfois un espace réalisations complet. Au-delà, on sort du site vitrine classique.
Le prix ne grimpe pas en ligne droite. La première page porte toute la mise en place : maquette, charte graphique, technique. Les pages suivantes coûtent moins cher chacune, parce qu’elles réutilisent ce socle. C’est pour cela qu’un site de dix pages ne vaut pas dix one-pages.
Ce qui fait grimper la facture, à nombre de pages égal
Deux sites de cinq pages peuvent afficher 1 500 € d’écart. Quatre postes l’expliquent :
- La rédaction des contenus. Écrire une page de service qui répond aux questions d’un client et emploie les mots qu’il tape sur Google prend plus de temps que de la mettre en page. Si vous fournissez vos textes, la facture baisse ; si le prestataire écrit tout, elle monte.
- Les photos. Des images de banque ne coûtent presque rien, mais elles ne montrent ni votre atelier, ni votre équipe, ni vos chantiers. Un photographe professionnel est une ligne à part sur le devis.
- La réservation en ligne. Un formulaire de contact est standard. Un module de réservation ou de prise de rendez-vous, avec créneaux, confirmation et rappel, demande du paramétrage, et parfois l’abonnement à un outil extérieur.
- Le multilingue. Chaque langue multiplie les pages à produire et à tenir à jour : un site de cinq pages en français et en anglais, c’est dix pages à traduire, vérifier et référencer.
D’où un réflexe simple : comparer deux devis page par page et poste par poste, jamais sur le seul montant final. Les dix lignes à vérifier sur un devis donnent la méthode.
Une page, une requête Google : pourquoi le one-page plafonne
Google ne classe pas un site, il classe des pages. Chacune a son titre, son adresse et son sujet principal, et c’est cette page qu’il propose à la personne qui tape « plombier Rezé » ou « rénovation salle de bain Rezé ». Un one-page n’a qu’un titre et qu’une adresse : il peut viser une recherche, celle de votre métier dans votre ville, guère plus.
Si vous faites du dépannage et de la rénovation, votre page unique parle des deux à moitié. Face à un concurrent qui consacre une page complète à chacun, elle passe derrière sur les deux. Même chose pour les villes : une ligne « nous intervenons aussi à Vertou et à Saint-Sébastien-sur-Loire » ne vous fera pas apparaître quand un habitant de Vertou cherche votre métier.
Pour une activité unique, dans une seule commune peu disputée, le one-page reste un bon point de départ, rapide à mettre en ligne. Mais en référencement local, c’est un plafond : il ne grandit pas avec votre activité.
La règle maison : deux services ou deux zones, deux pages
Je l’applique à chaque projet : deux services distincts ou deux zones qui comptent vraiment, ce sont deux pages. Pas une section de plus sur la même page : deux pages, chacune avec son titre et ses photos. Trois questions suffisent pour trancher :
- Un client pourrait-il chercher ce service seul sur Google ? Si oui, il mérite sa page.
- Cette commune vous amène-t-elle des clients régulièrement, ou le pourrait-elle ? Si oui, elle mérite sa page.
- S’agit-il de deux clientèles différentes ? Particuliers et professionnels, urgence et projet planifié : elles ne cherchent ni les mêmes mots ni les mêmes preuves, donc deux pages.
À l’inverse, ce qui reste marginal, un service rendu deux fois par an ou une commune où vous passez rarement, se contente d’une mention. Une page sans contenu réel n’apporte rien, ni au visiteur ni à Google.
Le juste format pour une TPE/PME : 5 à 7 pages
Pour la plupart des artisans, commerçants et indépendants, le bon équilibre se situe entre cinq et sept pages, réparties en cinq rubriques :
- L’accueil, qui porte « votre métier + votre ville ».
- Les services, avec une page par service qui pèse vraiment dans votre chiffre d’affaires.
- La zone d’intervention : votre commune principale et, si elles comptent, une page par ville voisine.
- Les avis et réalisations : photos de chantiers ou de créations, avis de clients.
- Le contact, avec un téléphone cliquable, un formulaire, les horaires et un plan d’accès.
Avec deux services et une ville secondaire, on arrive vite à sept pages. En paiement unique, ce format se situe dans le haut de la fourchette des sites de cinq pages, voire au-dessus. Il vaut son prix. D’après le Baromètre France Num 2024 de la Direction générale des Entreprises, 65 % des entreprises déclarent avoir un site internet. La différence se joue sur les recherches que chaque page couvre.
Mêmes pages, 0 € de frais de création : l’abonnement
Le nombre de pages ne dépend pas de la façon de payer : seule la manière de régler change. Chez moi, pas de facture de création : une page dès 69 €/mois, jusqu’à cinq pages à 119 €/mois avec la formule Pro, et le format de six ou sept pages en Sur mesure, à partir de 249 €/mois. Hébergement, nom de domaine et maintenance sont compris, et le site vous appartient à partir du 13ᵉ mois. Vous me transmettez vos services, vos photos et vos horaires, je m’occupe de la rédaction et de la structure ; le délai de 14 jours court à réception de ces éléments. Pour un site en plusieurs langues, parlons-en avant le devis.
Combien de pages me suffisent ? Trois profils types
C’est la vraie question devant un devis. Trois exemples pour vous situer :
- La coiffeuse installée dans un bourg, un seul salon, une clientèle du village. Un seul métier, une seule zone, peu de concurrence en ligne : une page bien faite suffit pour démarrer. Il lui faudra cinq pages le jour où elle voudra apparaître dans les communes voisines.
- Le plombier-chauffagiste qui fait du dépannage et de la rénovation sur trois communes. Deux clientèles, l’urgence et le projet, plusieurs services et trois zones : sept à dix pages. En dessous, il laisse des recherches à ses concurrents.
- Le restaurant de centre-ville. Une adresse, une clientèle d’habitués et de passage : cinq pages (accueil, carte, réservation, photos et avis, accès et contact), plus une page groupes ou privatisation si c’est un vrai revenu. Ici, la réservation en ligne pèse plus lourd que le nombre de pages.
Si vous hésitez entre deux formats, partez des recherches que vous voulez occuper : une recherche qui compte, une page. Les six actions pour apparaître en première page de Google vous aideront ensuite à faire travailler chacune d’elles.
Pour aller plus loin
- Abonnement site internet ou 3 000 € : le calcul sur 5 ans — une fois le nombre de pages choisi, la façon de payer.
- Combien coûte un site internet pour une TPE/PME — les façons de payer, et ce que le site coûte chaque année.
- Devis site internet : les 10 lignes à vérifier avant de signer — pour comparer deux devis poste par poste.
- Cahier des charges site internet : le modèle TPE/PME à télécharger — pour lister vos pages avant de demander un prix.
- Référencement local : à quoi correspondent 300 €/mois — ce que les pages deviennent une fois en ligne.
- Apparaître en première page de Google quand on est une TPE/PME — les six actions, dans l’ordre.