Avis & comparatifs

Avis Simplébo : prix, engagement et limites avant de signer

Illustration : une loupe posée sur un document intitulé « Conditions générales », dont une clause est surlignée en jaune
Le prix ne se lit pas sur la page tarifs : il se lit dans les conditions générales, avec la durée et ce qu’on emporte en partant.

Simplébo revient souvent dans les recherches des artisans, des thérapeutes et des professions libérales qui veulent un site sans s’en occuper. Une mise au point d’abord, elle doit peser dans votre lecture : je vends le même genre de service, je suis donc un concurrent. Pour que cet article vaille quelque chose malgré ça, je me suis imposé une règle : chaque affirmation vient du site officiel, des conditions générales ou d’avis publics datés. Tout a été relevé le 11 août 2026 ; des conditions, ça change, vérifiez avant de signer.

Ce que vend Simplébo, et à qui

Le modèle : un site réalisé pour vous, puis un abonnement mensuel couvrant hébergement, maintenance et modifications. La promesse affichée sur l’accueil tient en trois mots — « 1 plateforme / 1 interlocuteur / 1 IA » — avec un chef de projet dédié. Autour du site, l’entreprise vend aussi la gestion de la fiche Google, la collecte d’avis, les réseaux sociaux et une newsletter.

Derrière la marque, la société GRAPSTOR, immatriculée au registre du commerce de Paris, 6,05 M€ de chiffre d’affaires publiés en 2024, et le rachat d’un concurrent annoncé en juin 2025. La page « À propos » revendique plus de 10 000 professionnels accompagnés et 80 collaborateurs ; la CAPEB, organisation professionnelle du bâtiment, affiche un partenariat avec des conditions négociées pour ses adhérents. Ce n’est donc ni une coquille vide ni un acteur marginal, et je n’ai trouvé aucun signalement de la répression des fraudes ni aucune décision de justice publiée à son sujet. La question n’est pas de savoir si c’est sérieux, mais si les conditions vous conviennent.

Le prix : ce qui est affiché, et ce qui ne l’est pas

C’est ce qui surprend le plus quand on cherche. Le 11 août 2026, ni la page Tarifs ni l’accueil de simplebo.fr n’affichaient de montant à l’écran : la page Tarifs est un configurateur qui aboutit à un devis. J’ai téléchargé les deux pages : aucun symbole « € », sous aucune forme d’encodage. Les seuls chiffres présents dans le code sont des données structurées destinées à Google, qui déclarent des fourchettes de 25 à 90 € et de 25 à 2 495 €. Un visiteur ne les voit jamais.

Un prix est publié, mais ailleurs : « dès 50 € HT/mois », dans la FAQ de la page des conditions générales. C’est aussi le plancher annoncé pour la présence locale seule : ce n’est donc pas le prix d’un site. Et l’affichage se contredit : sur la page dédiée aux avocats, le titre annonce « dès 50€ HT/mois » quand le texte visible juste dessous annonce « dès 60 € HT/mois ». Même écart sur les pages santé et thérapeutes.

Trois conséquences. Les prix sont hors taxes (article 7.1). Ils sont révisés chaque janvier sur l’indice Syntec, « de plein droit, sans qu’aucune formalité ou notification préalable ne soit nécessaire », et cette révision « ne peut avoir pour effet de diminuer » le prix. Enfin, des frais de lancement existent : les conditions générales les prévoient au premier paiement, mais leur montant n’est publié nulle part. C’est la première chose à faire chiffrer, d’autant que l’accueil promet un devis « sans frais cachés ».

Ce que je facture, moi

Un concurrent qui reproche à un autre de cacher ses prix doit afficher les siens. Sans apport, sans frais de création, site livré en 14 jours, montants nets sans TVA à ajouter :

  • Essentiel — 69 €/mois, 1 modification incluse par mois.
  • Pro — 119 €/mois, 3 modifications incluses par mois.
  • Sur mesure — à partir de 249 €/mois, 5 modifications incluses par mois.

Le détail est sur la page des offres. Mon engagement initial est de 12 mois à compter de la mise en ligne, et à l’issue de ces 12 mois la propriété du site vous est cédée de plein droit — c’est écrit dans mes conditions générales, que je vous invite à lire comme celles de n’importe qui d’autre. Deux points que je préfère écrire noir sur blanc : si vous résiliez avant les 12 mois, les mensualités restantes sont dues et aucun code source n’est transmis ; et après résiliation, j’arrête l’hébergement, la remise en ligne est à organiser de votre côté.

Les trois points à vérifier dans les conditions générales

Premier obstacle : les trouver. Sur simplebo.fr, la page « conditions générales » est une FAQ commerciale qui renvoie, par un lien, vers un autre domaine où se trouve le texte contractuel. Le voici sur les trois points qui comptent.

La durée et le préavis

La FAQ du site annonce : « Avec un paiement mensuel, vous êtes engagé sur 12 mois. » Les conditions générales, elles, renvoient la durée à l’offre acceptée. Le vrai sujet est le préavis : l’article 4.2 impose 90 jours pour ne pas reconduire, faute de quoi le contrat repart tacitement. Et ce délai vaut aussi pour les offres présentées comme sans engagement : on résilie « à tout moment », mais « pendant toute la durée du préavis, le Contrat demeure pleinement en vigueur et les Services continuent d’être fournis et facturés ». Trois mois payés dans tous les cas.

La procédure est double : demande en ligne depuis l’espace client, puis recommandé avec accusé de réception signé du représentant légal. Les deux formalités sont « cumulatives et indissociables », le préavis ne court qu’à réception du recommandé, et une demande non conforme « pourra ne pas être prise en compte ». À noter aussi : l’article 4.4 prévoit que vous renonciez à votre droit de rétractation de 14 jours en cochant une case, et l’article 3.3 que vous soyez traité comme un professionnel, « quand bien même » votre métier n’a rien à voir avec le web.

Les frais

Outre les frais de lancement, deux clauses comptent. En cas de résiliation, les sommes dues « demeurent intégralement exigibles » jusqu’au terme de la période ou du préavis, « même si le Client cesse d’utiliser tout ou partie des Services », sans remboursement et tout mois entamé étant dû. Et si votre tarif vient d’une remise obtenue via un partenaire, elle « pourra être annulée sans préavis » si vous cessez d’être adhérent.

La propriété

C’est ici que se joue l’essentiel, et la réponse est nette : les conditions générales ne prévoient aucune remise du site ni du code source. Vous récupérez vos données « par de simples copiés-collés », par vos soins, avant la date de résiliation effective. Ensuite, vous perdez l’espace client, les logiciels et l’hébergement : le site n’est plus en ligne. L’article 15 ajoute que Simplébo « conserve tous les droits de propriété intellectuelle sur les Données et Contenus qu’elle aura fournies » — les textes rédigés pour vous, donc.

Le nom de domaine est récupérable sans frais, mais sous condition de forme : il faut demander le code de transfert dans le courrier de résiliation et y écrire l’orthographe exacte du domaine. Une exception, décrite comme rare : si le domaine et le site appartenaient à Simplébo avant votre souscription, vous ne pouvez revendiquer « ni le Site, ni ses Données, ni le Nom de domaine ». Demandez dans quel cas vous êtes. Le réflexe vaut partout : c’est celui que je décris dans ce qu’il faut vérifier avant de signer sur 48 mois.

Ce que disent les avis publics

Sur Trustpilot, le 11 août 2026, Simplébo affichait 4,8 sur 5 pour 2 534 avis : un volume que peu d’acteurs du secteur atteignent. Deux précisions accompagnent ce profil, affichées par Trustpilot lui-même : l’entreprise « n’a pas récemment invité ses clients à l’évaluer, donc les avis ne sont peut-être pas représentatifs », et elle a répondu à 33 % de ses avis négatifs, avec un délai de réponse habituel supérieur à un mois.

Les avis positifs récents disent tous la même chose, cohérente avec la promesse : on délègue et ça avance. Guillaume DENIS, le 24 juillet 2026 : « Site fait et mis en ligne en 3 semaines », en remerciant deux interlocutrices nommées. Nathalie Pierres, le 4 août 2026 : « des professionnels compétents, disponibles et à l’écoute ». Le point fort qui ressort est l’accompagnement humain.

Les avis négatifs se concentrent sur un seul sujet : la sortie. Isabelle benhamou, le 11 novembre 2025, titre le sien « Une résiliation digne d’un parcours du combattant » et écrit : « Impossible de résilier depuis mon espace client », suivi de trois appels de rétention. Un client de plusieurs années, le 8 juillet 2026, part en dénonçant une « augmentation de tarif du simple au double ». Un artisan adhérent CAPEB, le 21 juin 2026, décrit une formule à 108 € pour laquelle il estime avoir dû tout rédiger lui-même. Ces témoignages sont invérifiables un par un ; leur convergence avec ce que disent les conditions générales sur le préavis de 90 jours l’est moins.

Poste à poste

Chaque ligne renvoie à une source publique : les conditions générales de chacun, ou les pages tarifaires. Les deux colonnes ne couvrent pas le même périmètre — Simplébo vend aussi la fiche Google, les réseaux sociaux et une newsletter, que je ne propose pas.

Relevé du 11 août 2026, sources publiques
Poste Simplébo Ta Vitrine Locale
Prix affiché Aucun montant sur la page Tarifs ni sur l’accueil ; « dès 50 € HT/mois » dans la FAQ des conditions générales, « dès 60 € HT/mois » sur les pages métier 69, 119 et 249 €/mois affichés sur la page des offres, montants nets
Frais de création Des « frais de lancement » prévus par les conditions générales, prélevés au premier paiement ; montant non publié Aucun
Engagement 12 mois en paiement mensuel selon la FAQ ; durée fixée par l’offre selon les conditions générales 12 mois à compter de la mise en ligne
Préavis de sortie 90 jours, y compris sur les offres sans engagement, facturés 1 mois
Forme de la résiliation Demande en ligne et recommandé, « cumulatives et indissociables » Recommandé avec accusé de réception
Propriété du site Aucune clause de cession ; récupération des données par copier-coller avant la fin Cédée de plein droit à l’issue des 12 mois
Code source Non prévu par les conditions générales Transféré sans frais, sur demande, après les 12 mois
Nom de domaine Récupérable sans frais, à condition de le demander dans le courrier de résiliation Déposé au nom de votre entreprise

Que se passe-t-il si j’arrête de payer ?

La question que tout le monde se pose et que personne ne pose. La réponse est dans les conditions générales, et elle est double.

Arrêter le prélèvement n’est pas une résiliation : les sommes restent « intégralement exigibles » jusqu’au terme de la période ou du préavis. Et en cas de défaut de paiement non régularisé sous 30 jours, « le compte Simplébo et le service associé pourront être automatiquement et définitivement fermés », ce qui inclut « la fin de l’hébergement du Site du Client, et donc sa coupure ». Le pire des deux mondes : le site hors ligne, et la dette qui court.

La marche à suivre est l’inverse : résilier dans les formes, respecter le préavis, et faire trois choses avant la date effective — récupérer vos textes et vos photos, demander le transfert du nom de domaine dans le courrier de résiliation, et demander par écrit la reprise de votre fiche Google, possible seulement avant la résiliation ou dans les 10 jours qui suivent. Passé ce délai, le texte prévient que Simplébo « ne sera plus en mesure d’intervenir ». Et si votre situation est déjà engagée, ne vous fiez pas à un article de blog, le mien compris : faites lire votre contrat par un professionnel du droit ou par votre chambre consulaire. C’est leur métier, ce n’est pas le mien.

Pour qui Simplébo est un bon choix

Il y a des situations où ça se défend très bien. Si vous voulez déléguer entièrement, sans jamais toucher à votre site, et parler à quelqu’un qui vous rappelle : c’est exactement ce que décrivent les avis positifs. Si vous êtes adhérent d’une organisation professionnelle partenaire, les conditions négociées peuvent être difficiles à battre — en sachant que la remise est liée à votre adhésion. Si vous voulez un guichet unique qui gère aussi la fiche Google, les réseaux et la newsletter, l’offre est plus large que la mienne. Et un acteur de cette taille ne fermera pas le mois prochain, ce qui n’est pas rien quand on confie sa vitrine.

À l’inverse, si vous voulez connaître le prix avant d’avoir un commercial au téléphone, si trois mois de préavis vous paraissent longs, ou si vous tenez à repartir un jour avec votre site plutôt qu’avec des copier-coller, regardez ailleurs — chez moi ou chez un autre. Pour situer les ordres de grandeur, j’ai écrit ce que coûte vraiment un site pour une TPE/PME et les prix pratiqués à Nantes.

Un dernier repère : selon le baromètre France Num 2024, 65 % des entreprises déclarent avoir un site internet et 15 % des TPE et PME n’ont aucune présence en ligne. Le mauvais choix, ce n’est jamais de payer un peu trop cher un site qui travaille pour vous. C’est de signer sans savoir ce qu’on signe, ou de ne rien faire.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Rien dans mes recherches ne permet de dire le contraire. Simplébo est la marque de la société GRAPSTOR, immatriculée au registre du commerce de Paris, qui publiait 6,05 M€ de chiffre d’affaires en 2024 et a racheté un concurrent en juin 2025. Sur Trustpilot, la note était de 4,8 sur 5 pour 2 534 avis le 11 août 2026. Je n’ai trouvé aucun signalement de la répression des fraudes ni aucune décision de justice publiée à son sujet. La question utile n’est donc pas « est-ce sérieux », mais « est-ce que les conditions me conviennent ».

Aucun montant n’était affiché à l’écran sur la page Tarifs ni sur l’accueil de simplebo.fr le 11 août 2026 : la page Tarifs est un configurateur qui mène à un devis. Le seul prix publié en clair est un plancher, « dès 50 € HT/mois », dans la FAQ de la page des conditions générales — sachant que les pages métier annoncent « dès 60 € HT/mois » dans leur texte visible. Pour connaître votre prix, il faut demander un devis, et les montants sont hors taxes.

La FAQ du site annonce 12 mois en paiement mensuel. Les conditions générales renvoient la durée à l’offre acceptée. Le point à retenir est ailleurs : l’article 4.2 impose un préavis de 90 jours pour ne pas reconduire, et ce préavis s’applique aussi aux offres présentées comme sans engagement, pendant lequel le service continue d’être facturé. À défaut de préavis, le contrat est reconduit tacitement.

Les conditions générales prévoient deux formalités qualifiées de « cumulatives et indissociables » : une demande en ligne depuis l’espace client, puis un courrier recommandé avec accusé de réception signé par le représentant légal. Le préavis de 90 jours ne commence à courir qu’à la réception du recommandé, et une demande qui ne respecte pas strictement la procédure « pourra ne pas être prise en compte ». Si vous voulez récupérer votre nom de domaine, il faut le demander dans ce courrier et y écrire son orthographe exacte.

Les conditions générales ne prévoient aucune remise du site ni du code source. Elles prévoient que vous récupériez vos données « par de simples copiés-collés », avant la date de résiliation effective, et qu’à compter de celle-ci vous perdiez l’espace client, les logiciels et l’hébergement — le site n’est donc plus en ligne. L’article 15 précise que Simplébo conserve les droits de propriété intellectuelle sur les contenus qu’elle a fournis. Le nom de domaine, lui, est récupérable sans frais, à condition de le demander dans les formes.

Je suis un concurrent de Simplébo, autant que ce soit dit. Mes offres vont de 69 à 249 €/mois, affichées sur mon site, sans frais de création, site livré en 14 jours. L’engagement initial est de 12 mois, et à l’issue de ces 12 mois la propriété du site vous est cédée de plein droit : c’est écrit dans mes conditions générales. La résiliation se fait ensuite par lettre recommandée avec un mois de préavis, et le code source vous est transféré sans frais. En contrepartie : si vous résiliez avant les 12 mois, les mensualités restantes sont dues et aucun code source n’est transmis ; et après résiliation, l’hébergement s’arrête, la remise en ligne est à organiser de votre côté.

Des prix affichés, 12 mois d’engagement, un mois de préavis, et le site qui vous appartient à l’issue des 12 mois. Si vous comparez plusieurs devis en ce moment, demandez-moi le mien : c’est gratuit et ça n’engage à rien.

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