Anti-arnaque

Comment choisir son agence web : les 12 questions à poser avant de signer

Illustration : les 12 questions à poser à une agence web, sous forme de liste à cocher
Douze questions, une réponse écrite pour chacune. Le reste n’est que présentation.

Avant le devis, il y a un coup de fil, un rendez-vous, un e-mail — et c’est là que tout se joue. Comment choisir son agence web ne dépend ni du talent du commercial ni de la beauté de son portfolio : cela tient à douze réponses qui tiennent sur une page, et que vous pouvez demander en dix minutes. Je vends moi-même des sites, autant le dire tout de suite : les douze questions qui suivent, j’y réponds à la fin de l’article, sans en écarter une seule.

Envoyez-les par e-mail, pas à l’oral

Copiez les douze questions, envoyez-les avant tout rendez-vous, et demandez des réponses écrites. Trois raisons :

  • une réponse écrite engage celui qui la signe ; une réponse orale s’oublie, et se conteste ;
  • vous comparez trois prestataires sur le même document, pas sur des souvenirs de rendez-vous ;
  • la précision et la rapidité de la réponse sont déjà une information.

Numérotez-les et demandez une réponse sous chaque numéro : vous obtiendrez un document comparable d’un prestataire à l’autre, au lieu d’un paragraphe commercial. Un prestataire sérieux répond en une page, sans se faire prier. Celui qui renvoie tout à « un échange de vive voix » vous a déjà répondu. Et gardez le fil d’e-mails : en cas de désaccord plus tard, ce sont ces réponses-là qui prouveront ce qui vous avait été promis, pas le devis. Cet article porte sur cet échange-là, celui d’avant le devis : la lecture ligne à ligne du document une fois reçu fait l’objet d’un article à part : les 10 lignes à vérifier sur un devis de site internet.

Bloc 1 — L’argent (questions 1 à 3)

  1. « Combien coûte le site, tout compris, la première année ? » Attendez un montant unique et écrit : création, hébergement, nom de domaine, maintenance. Signal d’alarme : un prix de création seul, ou un total qui reste flou parce que les vrais postes sont renvoyés à une annexe que vous n’avez pas sous les yeux.
  2. « Et la deuxième année, je paie combien ? » La question la plus rentable de la liste. Un site a des coûts qui reviennent chaque année : hébergement, domaine, mises à jour de sécurité, sauvegardes. Attendez un montant annuel chiffré. Signal d’alarme : « la première année est offerte », sans un mot sur la suite.
  3. « Qu’est-ce qui sera facturé en plus, et à quel tarif ? » Attendez une grille : ajouter une page, changer des horaires, publier un article — chacun est inclus, ou a un prix. Signal d’alarme : « on ne compte pas », formule qui devient une facture au premier changement.

Pour situer les ordres de grandeur, le baromètre France Num 2024 indique que parmi les entreprises ayant des projets numériques, 45 % prévoient d’y consacrer plus de 1 000 € dans l’année, dont 16 % plus de 5 000 €. L’écart entre ces deux mondes se joue le plus souvent sur les questions 2 et 3, celles que personne ne pense à poser.

Mes chiffres, pour que vous ayez de quoi comparer

Difficile de vous demander d’exiger des prix écrits sans donner les miens. Trois formules, sans frais de création, site livré en 14 jours à compter de la réception de vos textes et de vos photos :

  • Essentiel — 69 €/mois, 1 modification incluse par mois.
  • Pro — 119 €/mois, 3 modifications incluses par mois.
  • Sur mesure — à partir de 249 €/mois, 5 modifications incluses par mois.

L’hébergement, le nom de domaine, les sauvegardes et la maintenance de sécurité sont dedans : la deuxième année coûte exactement le même prix que la première. Le détail est sur la page des offres, et la façon dont je travaille est décrite en entier sur la page de mon agence web, à Nantes et dans l’Ouest.

Bloc 2 — Ce que vous possédez (questions 4 à 6)

  1. « Le nom de domaine sera-t-il déposé au nom de mon entreprise ? » La question la plus importante des douze. La meilleure réponse est un oui franc : titulaire = votre société, avec votre adresse e-mail, vérifiable gratuitement dans l’annuaire Whois. Une seconde réponse est acceptable, à une condition : que le prestataire soit titulaire mais s’engage par écrit à vous transférer le domaine si vous partez. Signal d’alarme : « c’est nous qui le gérons, ne vous inquiétez pas », sans aucun engagement écrit de transfert. Gérer et posséder sont deux choses différentes ; je détaille lesquelles dans qui est propriétaire de votre site et de votre nom de domaine.
  2. « Quelle est la durée d’engagement, en nombre de mois ? » Attendez un nombre, et le jour où il commence à courir. Signal d’alarme : un « sans engagement » prononcé à l’oral pendant que le contrat parle de 48 mois — ou un adjectif rassurant à la place d’un chiffre.
  3. « Si je pars, qu’est-ce que j’emporte exactement ? » Attendez une liste écrite : fichiers, base de données, textes, photos, nom de domaine, et le code source si le contrat le prévoit. Signal d’alarme : une formule vague. J’ai décrit la sortie complète dans récupérer son site internet et quitter son prestataire.

Bloc 3 — Le travail réel (questions 7 à 9)

  1. « Qui écrit les textes ? » Deux bonnes réponses possibles : le prestataire les rédige et c’est chiffré, ou vous les fournissez et c’est dit clairement dès le départ. Signal d’alarme : le silence. Un site livré avec du faux texte, ou trois lignes recopiées chez un concurrent, arrive plus souvent qu’on ne l’imagine.
  2. « Qui fait les photos, et qui en détient les droits ? » Attendez : vos propres photos, ou une banque d’images sous licence, avec le droit de les réutiliser ailleurs. Signal d’alarme : des images récupérées sur Google. La facture du photographe, ce n’est pas le prestataire qui la recevra.
  3. « Où est hébergé le site ? » Attendez un nom d’hébergeur, un pays, et la fréquence des sauvegardes automatiques. Signal d’alarme : « sur nos serveurs », sans autre précision. Vous devez pouvoir savoir où vivent vos données, et qui peut les restaurer.

Bloc 4 — L’après (questions 10 à 12)

  1. « Qui répond quand quelque chose casse, et sous quel délai ? » Attendez un nom, un numéro et un délai. Signal d’alarme : un formulaire de support pour seule réponse, sans engagement de délai.
  2. « Combien de modifications sont incluses, et traitées en combien de temps ? » Attendez un nombre par mois et un délai en heures ou en jours. Signal d’alarme : « illimité », qui ne l’est jamais et finit toujours par une file d’attente.
  3. « Que se passe-t-il si vous fermez ? » Personne ne pose celle-là, et c’est souvent celle qui coûte le plus cher. Attendez : le domaine est à votre nom ou vous est transféré sans condition, vous détenez les accès à l’hébergement, et une copie du site vous est remise. Signal d’alarme : un blanc. Si votre site, vos e-mails et votre référencement dépendent d’une entreprise qui disparaît, vous ne récupérez rien.

La promesse qui doit mettre fin au rendez-vous

Une phrase suffit à trancher : « première page Google garantie ». Personne ne peut la tenir, ni les agences, ni moi : le classement appartient à Google, pas au prestataire. Ce qui se travaille, ce sont les causes — le contenu, la fiche Google Business Profile, la vitesse du site, les avis. Le résultat se constate ; il ne se promet pas.

Deux variantes du même procédé méritent la même méfiance. « Référencement garanti », qui ne veut rien dire tant qu’on n’a pas précisé sur quel mot-clé et à quelle échéance. Et « nous sommes partenaires officiels Google » présenté comme un gage de référencement : le programme Google Partner existe bel et bien, mais il ne concerne que la publicité Google Ads — Google ne certifie personne pour le référencement naturel. Un prestataire honnête vous parlera de délais réalistes et de ce qu’il fera, pas de ce que Google fera ; j’explique la mécanique dans apparaître en 1ʳᵉ page Google quand on est une TPE/PME.

Mes réponses aux 12 questions

Le test vaut aussi pour moi. Voici mes douze réponses, dans l’ordre, sans en sauter une.

Réponses de Ta Vitrine Locale, août 2026 — détail dans mes conditions générales
Question Ma réponse
1. Coût première année69, 119 ou à partir de 249 €/mois selon la formule, sans frais de création.
2. Coût deuxième annéeLe même montant. Hébergement, domaine, sauvegardes et maintenance sont inclus.
3. Facturé en plusRien pour les modifications incluses. Une évolution plus lourde (nouvelle page, refonte partielle) fait l’objet d’un devis ponctuel, annoncé avant.
4. Titulaire du domaineMoi, pendant l’abonnement : vous n’avez ni renouvellement à surveiller ni facture séparée. Si vous partez, je vous le transfère.
5. Durée d’engagement12 mois à compter de la mise en ligne, puis un mois de préavis, quand vous voulez.
6. Ce que vous emportezTout. À l’issue des 12 mois, la propriété du site vous est cédée et le code source transféré sans frais.
7. Rédaction des textesMoi, à partir d’un échange avec vous. C’est compris dans la formule.
8. Photos et droitsLes vôtres, même prises au smartphone : je me charge du recadrage et de la retouche. Vos contenus restent votre propriété exclusive.
9. HébergementEn France, chez o2switch, avec sauvegardes automatiques.
10. Qui répondMoi, au 06 20 30 61 47, du lundi au samedi. Pas de standard.
11. Modifications1 en Essentiel (72 h), 3 en Pro (48 h), 5 en Sur mesure (24 h).
12. Si je m’arrêteJe vous transfère le nom de domaine et vous avez les accès à l’hébergement. Vous repartez avec votre site et votre adresse.

Une précision sur la question 4, puisque vous l’aurez remarqué : je ne coche pas la case idéale que je vous dis d’exiger. Le nom de domaine est déposé à mon nom pendant l’abonnement — c’est un renouvellement de moins à surveiller pour vous, et une facture de moins. La contrepartie est écrite ici : si vous partez, je vous le transfère. C’est la seconde bonne réponse de la question 4, pas la première, et je préfère vous le dire que vous laisser le découvrir.

Je suis seul : c’est un avantage — un interlocuteur, pas de standard — et c’est aussi ce qui rend la question 12 aussi valable pour moi que pour les autres. Si vous voulez savoir à qui vous parlez avant d’en arriver là, tout est sur ma page à propos.

Les 12 questions, à copier-coller

Sans les commentaires, prêtes à être collées dans un e-mail.

  1. Combien coûte le site, tout compris, la première année ?
  2. Et la deuxième année, je paie combien ?
  3. Qu’est-ce qui sera facturé en plus, et à quel tarif ?
  4. Le nom de domaine sera-t-il déposé au nom de mon entreprise ?
  5. Quelle est la durée d’engagement, en nombre de mois ?
  6. Si je pars, qu’est-ce que j’emporte exactement ?
  7. Qui écrit les textes ?
  8. Qui fait les photos, et qui en détient les droits ?
  9. Où est hébergé le site ?
  10. Qui répond quand quelque chose casse, et sous quel délai ?
  11. Combien de modifications sont incluses, et traitées en combien de temps ?
  12. Que se passe-t-il si vous fermez ?

Ajoutez une phrase avant de l’envoyer : « Merci de me répondre par écrit à ces douze points avant notre rendez-vous. » Vous verrez immédiatement à qui vous avez affaire.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

« Le nom de domaine sera-t-il déposé au nom de mon entreprise ? » C’est la seule réponse qui décide si vous pourrez partir un jour. Le nom de domaine est votre adresse, vos e-mails et votre référencement ; s’il est déposé au nom du prestataire, quitter celui-ci peut signifier tout recommencer. La deuxième question la plus utile est celle du coût de la deuxième année, parce que c’est là que se logent les mauvaises surprises.

Non, et personne ne le peut, moi compris. Le classement dépend de Google, pas du prestataire. Ce qui se travaille, ce sont les causes : le contenu, la fiche Google Business Profile, la vitesse du site, les avis. Une « première page garantie » est une promesse sur un résultat que celui qui la formule ne contrôle pas. À noter aussi : Google ne certifie personne pour le référencement naturel — le programme Google Partner ne concerne que la publicité Google Ads.

En la posant par écrit, avec cette formulation exacte : « quel montant vais-je payer la deuxième année, et pour quelles prestations ? ». Un site a des coûts qui reviennent chaque année — hébergement, nom de domaine, mises à jour de sécurité, sauvegardes ; certains prestataires les incluent dans un abonnement, d’autres les facturent séparément à partir du treizième mois. Exigez un montant chiffré, pas un « c’est offert la première année » qui ne dit rien de la suite.

Demandez-lui alors un engagement écrit de vous le transférer si vous partez : c’est la seule contrepartie acceptable. Un prestataire peut très bien gérer le domaine techniquement tout en vous laissant titulaire, ou être titulaire et s’engager à vous le rendre — les deux se défendent. Ce qui ne se défend pas, c’est « c’est nous qui le gérons, ne vous inquiétez pas » sans rien d’écrit. Insistez jusqu’à obtenir une phrase noire sur blanc, avant de signer.

Oui, et c’est gratuit. Envoyez les douze questions par e-mail avant tout rendez-vous. Une réponse écrite engage celui qui l’écrit, elle vous permet de comparer plusieurs prestataires sur le même document, et elle vous servira de preuve en cas de désaccord. La rapidité et la précision de la réponse sont déjà une information : un prestataire qui renvoie systématiquement à un échange de vive voix vous a déjà répondu.

Elles sont toutes dans le tableau à la fin de l’article, sans exception. En résumé : 69, 119 ou à partir de 249 €/mois sans frais de création, le même montant la deuxième année, le nom de domaine déposé à mon nom pendant l’abonnement et transféré à votre entreprise si vous partez, un engagement de 12 mois puis un mois de préavis, l’hébergement en France chez o2switch, les textes que je rédige, et le code source qui vous est cédé à l’issue des 12 mois.

Posez-moi les douze questions. Copiez-les dans le formulaire, ou envoyez-les-moi telles quelles : je vous réponds par écrit, point par point, gratuitement et sans engagement. Utilisez ensuite mes réponses pour évaluer les autres devis.

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