Anti-arnaque

Abonnement ou location financière : reconnaître ce que vous avez signé

Illustration : deux contrats côte à côte, l’un à deux parties, l’autre à trois, avec un organisme de financement au milieu
Deux façons de payer tous les mois. Une seule vous laisse en face de celui qui vous doit le travail.

Vous payez tous les mois pour un site, et sur le papier ça ressemble à un abonnement. Mais si un nom d’entreprise que vous n’avez jamais rencontré apparaît sur votre relevé bancaire, ce n’est probablement pas un abonnement que vous avez signé : c’est une location financière. Les deux se paient de la même façon. Ils ne se cassent pas du tout de la même façon. Voici le test en six signes qui permet de trancher en dix minutes, sans avocat et sans deviner.

Définition : une location financière est un contrat à trois parties. Vous choisissez une prestation chez un prestataire ; un organisme de financement, tiers au projet, règle ce prestataire comptant et en une seule fois ; vous remboursez ensuite cet organisme par des loyers, sur une durée ferme, généralement de 36 à 48 mois. Un abonnement, lui, n’a que deux parties : vous payez chaque mois un service qui doit vous être rendu chaque mois. C’est un contrat licite et courant. Toute la différence tient à ceci : dans une location financière, celui qui encaisse n’est pas celui qui vous doit le travail.

Le test en six signes, à faire sur vos propres papiers

Sortez le contrat, le dernier relevé bancaire et, si vous l’avez encore, le document signé le jour de la visite. Six signes, tous repérables à l’œil nu.

  1. Un tiers apparaît. Un nom d’entreprise qui n’est ni le vôtre ni celui de l’agence figure sur le contrat, sur l’échéancier ou dans le libellé du prélèvement. C’est le signe le plus décisif : dans un abonnement, il n’y a que deux noms.
  2. Le mot « loyer ». Le document parle de loyers, de bailleur, de locataire, parfois de « matériel » ou d’« équipement » pour désigner votre site. Un abonnement parle de mensualité et d’abonné.
  3. Une durée ferme en nombre d’échéances. 36, 48, parfois 60 : la durée n’est pas une simple période d’engagement au bout de laquelle on redevient libre, c’est un terme, et rien n’est prévu pour sortir avant.
  4. Un procès-verbal de réception. Un second papier, distinct du bon de commande, où vous attestez que la prestation est livrée et conforme. Un abonnement n’en demande jamais.
  5. Un prélèvement trimestriel. Le commercial a parlé d’une petite mensualité, mais les débits tombent tous les trois mois. La périodicité non mensuelle est un marqueur de ces montages — et l’erreur de lecture la plus chère.
  6. Une renonciation à opposer les exceptions. Une clause, souvent au verso, par laquelle vous vous engagez à payer les loyers quoi qu’il arrive au contrat de prestation, et à ne rien opposer au financeur. C’est la clé de voûte du montage.

Comment lire votre résultat ? Un seul signe suffit à poser la question, deux à y répondre. Le premier et le sixième sont à eux seuls décisifs : dès qu’un tiers encaisse et qu’une clause vous interdit de lui opposer quoi que ce soit, vous n’êtes plus dans un abonnement, quel que soit le mot imprimé en haut de la page.

Ce qu’est vraiment une location financière, et ce que ça change pour vous

La différence entre les deux ne tient pas au montant, ni même à la durée. Elle tient à la nature de ce que vous payez, et c’est cela qui décide de tout le reste.

Un abonnement paie un service qui doit être rendu chaque mois. Deux parties : vous et le prestataire. Ce que vous versez en mars rémunère le fait que le site fonctionne en mars, et celui qui encaisse est celui qui doit le travail. Si le service s’arrête, vous avez en face de vous la personne qui vous le devait.

Une location financière rembourse un financement déjà versé. Quand vous réglez votre loyer de mars, vous ne payez pas le mois de mars : vous remboursez une somme sortie il y a deux ans, encaissée par le prestataire en une seule fois. Le financeur ne vous a jamais promis un site qui marche ; il a avancé de l’argent, et c’est déjà fait.

D’où la conséquence numéro un : dans un abonnement, si le service s’arrête, celui qui encaisse est celui qui a failli, et vous avez un recours contre lui. Dans une location financière, si le service s’arrête, vous payez quand même — parce que celui qui encaisse ne vous devait rien d’autre que de l’argent, et il l’a déjà versé. Le site peut être hors ligne, l’agence injoignable, le nom de domaine expiré : les loyers, eux, continuent de partir.

Une précision qui compte, et qui vaut aussi pour un abonnement : avoir un recours ne veut pas dire couper son prélèvement du jour au lendemain. L’article 1219 du code civil ne permet de suspendre son paiement que si l’inexécution de l’autre est « suffisamment grave », et celui qui se trompe se retrouve en tort. La vraie différence n’est pas que vous pouvez cesser de payer : c’est que vous avez en face de vous quelqu’un qui vous doit quelque chose.

Il serait malhonnête de ne pas le dire clairement : la location financière n’est pas une arnaque, et elle est parfaitement licite. C’est un outil banal, utilisé tous les jours pour un utilitaire ou une machine-outil, et il rend service. Le problème n’est pas sa légalité, c’est qu’on la signe en croyant souscrire un abonnement, sans avoir vu qu’un tiers entrait dans la pièce.

Enfin, le raccourci qui trompe le plus : la durée n’est pas le bon critère. Un abonnement peut comporter une période d’engagement initiale, et une location financière afficher un loyer très modeste. Ce qui sépare les deux, c’est le nombre de contrats, l’identité de celui qui encaisse, et la raison pour laquelle il encaisse.

Le même test, appliqué à mon propre contrat

Un test ne vaut que si celui qui le propose accepte d’y passer. Voici donc le mien, ligne à ligne, y compris là où il ne me donne pas le beau rôle. Mes trois formules, sans frais de création : Essentiel à 69 €/mois (1 modification incluse par mois), Pro à 119 €/mois (3 modifications) et Sur mesure à partir de 249 €/mois (5 modifications), site livré en 14 jours à compter de la réception de vos textes et de vos photos.

Poste par poste : montage de location financière et abonnement Ta Vitrine Locale
Poste Location financière Ta Vitrine Locale
Nombre de contrats Deux : prestation et location Un seul
Qui vous prélève Un organisme de financement, tiers au projet Moi, la personne qui fait le site
Durée Terme ferme, souvent 36 à 48 mois Engagement initial de 12 mois
Sortie Au terme, ou indemnité fixée par la clause de résiliation anticipée Dès le 13ᵉ mois, lettre recommandée avec accusé de réception et un mois de préavis
Propriété du site À vérifier dans le contrat de prestation : la location ne porte que sur le financement Cédée de plein droit à partir du 13ᵉ mois, code source compris, sans frais
Nom de domaine À vérifier : le titulaire déclaré est souvent le prestataire. Exigez qu’il soit votre entreprise, ou l’engagement écrit qu’il vous sera transféré Déposé à mon nom pendant l’abonnement — un renouvellement de moins à surveiller —, et transféré à votre nom si vous partez. C’est un engagement écrit, pas une propriété : à vous de juger s’il vous suffit
Frais de création Fréquents, et intégrés au montant financé Aucun
Procès-verbal de réception À signer : il déclenche le paiement du prestataire par le financeur Aucun : personne ne vous verse d’argent sur votre signature

Sur le test en six signes, mon contrat en coche un, et autant vous dire tout de suite lequel : le troisième. Mes douze premiers mois sont fermes — si vous partez avant, les mensualités restantes jusqu’au terme sont dues et le code source ne vous est pas transmis. C’est écrit dans mes conditions générales, et je préfère vous le dire ici que vous le laisser découvrir.

Les cinq autres signes sont absents, et ce sont eux qui font la différence de nature : aucun tiers financeur, aucun loyer, aucun procès-verbal de réception, aucun prélèvement trimestriel, aucune clause de renonciation à opposer les exceptions. Douze mois fermes chez quelqu’un que vous pouvez appeler et qui vous doit un service chaque mois, ce n’est pas quarante-huit mois dus à un organisme qui ne vous doit rien. Et pour que la comparaison soit complète dans les deux sens : l’exemple fictif ci-dessus coûtait 6 106 € sur quatre ans ; l’offre Essentiel sur la même durée, 69 × 48, représente 3 312 € — avec un site qui vous appartient à partir du 13ᵉ mois, et la liberté de partir dès ce moment-là.

Le détail des formules est sur la page des offres, et si vous voulez la comparaison avec le reste du marché plutôt qu’avec moi seul, j’ai chiffré à part ce que coûte réellement un site pour une TPE/PME.

La ligne de prix : trois opérations pour passer du loyer au coût réel

Un loyer annoncé n’est pas un coût. Entre les deux, trois opérations que personne ne fait devant vous le jour de la signature, et trois lignes qu’on oublie de mentionner.

L’exemple qui suit est entièrement fictif : les montants sont inventés pour rendre l’enchaînement lisible et ne décrivent aucun contrat réel. Faites l’opération avec vos nombres, pas avec les miens.

  1. Passer en toutes taxes comprises. Entre professionnels, les montants s’affichent hors taxes, mais le prélèvement part TTC. Un loyer annoncé à 290 € hors taxes devient 348 € débités.
  2. Ramener au mois. C’est l’opération qui remet le loyer à l’échelle où vous raisonnez. Un loyer trimestriel de 348 € vaut 116 € par mois — et non 348 € par mois, ni 290 € : qui compare la mauvaise ligne se trompe d’un facteur trois.
  3. Multiplier par le nombre total d’échéances. Sur 48 mois au trimestre, il y a 16 échéances. 348 × 16 = 5 568 €. Voilà l’engagement réel derrière « 290 € ».

Restent trois lignes qui s’ajoutent presque toujours et qu’il faut chercher soi-même. Les frais de dossier, prélevés une fois au départ : disons 90 €. L’assurance parfois adossée au financement, quelques euros par échéance qui font une somme sur quatre ans : disons 192 €. Et l’indexation annuelle, parce qu’elle ne se voit pas sur le contrat mais sur le relevé bancaire deux ans plus tard : une révision de 3 % par an appliquée aux années 2, 3 et 4 ajoute environ 256 € à notre exemple.

Le total fictif : 6 106 € sur quatre ans, soit 127 € par mois. L’annonce disait 290 €, et la conversation a porté sur ce nombre-là toute la soirée. Refaites l’opération sur votre contrat avant d’en refaire une sur le mien : je préfère être jugé sur ce total-là que sur une mensualité affichée.

Le procès-verbal de réception : le papier qui décide de tout

C’est la pièce la plus sous-estimée du dossier. Le procès-verbal de réception — parfois appelé attestation de livraison ou bon de réception — est le document par lequel vous déclarez que la prestation est livrée et conforme. Il n’a l’air de rien. Il fait deux choses : il autorise le financeur à payer le prestataire, comptant et en totalité, et il déclenche vos prélèvements.

Autrement dit, tant qu’il n’est pas signé, le prestataire n’a pas touché son argent et vous n’avez rien à rembourser. Une fois signé, l’argent est sorti, il ne reviendra pas, et tout ce que vous contesterez ensuite se heurtera à votre propre signature au bas d’un papier qui dit que tout allait bien. C’est ce document, et pas la durée du contrat, qui est le point de non-retour.

Avant de le signer, vérifiez quatre choses, et vérifiez-les vous-même plutôt que sur parole :

  • Le site est accessible à son adresse définitive. Votre nom de domaine, tapé depuis votre téléphone, hors du réseau de l’agence — pas une adresse de préproduction.
  • Les contenus sont validés. Textes, photos, tarifs, horaires, mentions légales : ce qui est « à compléter plus tard » ne se complète jamais aux mêmes conditions.
  • Le formulaire de contact a été testé. Envoyez-vous un message et vérifiez qu’il arrive dans la boîte que vous relevez vraiment : c’est le seul test qui dise si le site peut vous rapporter quelque chose.
  • Les accès administrateur vous ont été remis, et testés devant la personne qui vous les donne. Demandez au passage à quel nom le domaine est déposé : la vérification prend deux minutes.

Et si quelque chose manque ? Le réflexe est de refuser de signer, mais un refus en bloc gèle le chantier : le prestataire cesse d’avancer, et vous restez avec un site inachevé. La voie utile est la réserve écrite : signez en portant de votre main, sur le document lui-même, la liste précise de ce qui manque — « réception sous réserve de : formulaire de contact non fonctionnel, page tarifs absente, accès administrateur non remis » —, datez, gardez une copie, et envoyez-la aux deux, prestataire et organisme de financement, en recommandé avec accusé de réception. Une réserve précise et datée, connue du financeur, vaut infiniment mieux qu’un refus verbal dont il ne restera aucune trace.

Ce que les tribunaux ont jugé sur la location financière

La loi laisse ces montages libres, mais les juges y ont posé une limite, et elle est plus solide qu’on ne le croit. Trois décisions publiques suffisent à comprendre où elle passe.

L’interdépendance des contrats. Le 17 mai 2013, la Cour de cassation a jugé en chambre mixte, dans deux arrêts publiés au bulletin (n° 11-22.927 et n° 11-22.768), que « les contrats concomitants ou successifs qui s’inscrivent dans une opération incluant une location financière sont interdépendants », et que « sont réputées non écrites les clauses des contrats inconciliables avec cette interdépendance ». Traduction : la clause qui déclare votre location totalement étrangère au contrat de prestation ne produit pas l’effet qu’elle annonce. Dans la seconde affaire, l’entreprise avait signé le même jour des prestations de sauvegarde informatique et trois contrats de location : le montage est presque exactement celui des sites internet.

Toujours valable aujourd’hui, y compris si le prestataire a fermé. Le 10 janvier 2024 (chambre commerciale, n° 22-20.466, publié au bulletin), la Cour a reconduit cette solution sous l’empire de l’article 1186 du code civil, dans une affaire où le prestataire était en liquidation judiciaire — la réforme de 2016 n’a donc rien changé. Une nuance compte : la caducité suppose que celui contre qui on l’invoque connaissait l’opération d’ensemble, ce qui est en général le cas du financeur.

Le procès-verbal de réception : contestable, mais pas sans prix. C’est la nuance à ne pas manquer. Le 9 octobre 2019 (chambre commerciale, n° 18-14.861), la Cour a retenu que « le procès-verbal de livraison signé, même sans réserves, ne constate une situation de fait que jusqu’à preuve contraire » — votre signature n’est donc pas une porte fermée. Mais elle a jugé dans le même arrêt que « commet une faute et engage sa responsabilité à l’égard du loueur, le locataire financier qui […] signe sans réserve le procès-verbal de réception du matériel donné en location malgré l’absence de livraison », l’erreur n’étant excusable qu’en cas de manœuvres dolosives établies. Autrement dit : on peut contester, et on paie souvent le prix de sa signature. Ne croyez jamais quiconque vous dira que ce papier n’engage à rien.

Trois précautions de lecture, parce qu’elles changent tout. Ces décisions sont réelles et consultables aux liens ci-dessus, mais chaque affaire se juge sur la rédaction exacte du contrat et sur les preuves produites : aucune ne vous garantit un résultat. L’arrêt de 2019 est inédit — c’est une espèce, pas un arrêt de principe. Et aucune de ces affaires ne portait sur un site internet : il s’agissait de matériel informatique, de sauvegarde de données, d’une vitrine interactive, d’un copieur. Le montage est le même, l’objet ne l’est pas. Ceci est une information juridique générale, pas un conseil personnalisé : pour votre dossier, il vous faut un avocat.

Les deux documents à réclamer, et la règle qui évite tout

Si le test vous laisse un doute, deux pièces tranchent, et elles se demandent par écrit : le bon de commande complet, recto et verso — le verso est l’endroit où vivent la durée, l’indexation et la clause de renonciation —, et l’échéancier du financeur, qui se réclame à l’organisme et non au prestataire. Si vous n’avez plus rien, le numéro de dossier figure dans le libellé du prélèvement sur votre relevé bancaire. Avec ces deux pièces, vous pouvez chiffrer vous-même une sortie anticipée.

Reste la règle qui aurait évité presque tous les dossiers qu’on me raconte, et elle tient en une ligne : rien ne se signe le jour de la visite commerciale. L’offre valable aujourd’hui seulement, la subvention qui se termine vendredi, le dossier « déjà monté » qu’il ne reste qu’à parapher ont tous la même fonction, empêcher la relecture — c’est la signature même du démarchage abusif. Et si c’est déjà signé, la première question à se poser est celle du délai : un professionnel démarché dispose parfois de quatorze jours pour se rétracter, sous deux conditions strictes. Quarante-huit heures suffisent à demander les documents, appliquer le test et faire relire le tout par un avocat ou par le juriste de votre chambre de métiers ou de votre CCI, souvent sans frais.

Cette règle vaut aussi pour moi : je ne fais rien signer le jour d’un rendez-vous, un devis reste un devis, et si vous avez besoin de trois semaines pour comparer, prenez-les. Je construis des sites, je ne plaide pas : ceci est une méthode de lecture de vos propres papiers, pas une consultation juridique.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

C’est un montage à trois parties. Vous choisissez une prestation chez un prestataire ; un organisme de financement, tiers au projet, paie ce prestataire comptant et en une fois ; vous remboursez ensuite cet organisme par des loyers, sur une durée ferme de 36 à 48 mois le plus souvent. Vos loyers ne rémunèrent donc pas un service en cours : ils remboursent une somme déjà versée. C’est un contrat parfaitement licite, employé tous les jours pour financer un véhicule ou une machine. Ce qui pose problème dans le cas des sites internet, c’est qu’il est régulièrement signé par des dirigeants persuadés d’avoir souscrit un abonnement.

Six signes suffisent : la présence d’un tiers financeur sur le contrat ou dans le libellé du prélèvement, l’emploi du mot « loyer » plutôt que « mensualité », une durée ferme exprimée en nombre d’échéances, un procès-verbal de réception distinct du bon de commande, un prélèvement trimestriel, et une clause de renonciation à opposer les exceptions au financeur. Le premier et le dernier sont à eux seuls décisifs. Si aucun des six n’apparaît, vous avez bien un abonnement : un contrat, deux parties, un service dû chaque mois.

Oui, sans réserve : c’est un contrat régulier, courant et utile, qui permet à une entreprise d’étaler le coût d’un investissement sans mobiliser sa trésorerie. Cet article ne met pas en cause sa licéité ; il compare deux modèles économiques et explique comment reconnaître celui qu’on a devant soi. Le reproche, quand il y en a un, ne porte pas sur le contrat lui-même mais sur la manière dont il a parfois été présenté : comme un simple abonnement mensuel, sans que le rôle du tiers financeur ait été expliqué.

Ce n’est pas confortable, mais ce n’est pas nécessairement joué. Ce document vous oppose votre propre signature, et c’est bien pour cela qu’il est le point de bascule du dossier : il autorise le financeur à payer le prestataire et déclenche vos prélèvements. Ce qui compte ensuite, ce sont les traces : courriels signalant les manques, dates, captures d’écran, échanges avec le commercial. Signalez par écrit et sans attendre, au prestataire comme à l’organisme de financement, en recommandé avec accusé de réception, puis faites lire l’ensemble à un professionnel du droit. La règle à retenir pour la prochaine fois est simple : on ne signe jamais un procès-verbal de réception avant d’avoir ouvert le site à son adresse définitive et testé le formulaire de contact.

Ce n’est pas une irrégularité, mais c’est un marqueur : un abonnement se prélève presque toujours au mois. Ne vous fiez pas au vocabulaire employé par le commercial, regardez l’espacement réel des débits sur trois mois de relevés bancaires, puis ramenez tout à une base mensuelle avant de comparer quoi que ce soit.

Mon contrat coche un des six signes, le troisième : les douze premiers mois sont fermes, et si vous partez avant, les mensualités restantes sont dues sans transmission du code source. Les cinq autres sont absents : un seul contrat, un seul interlocuteur, aucun organisme de financement, aucune cession à un loueur, aucun procès-verbal de réception à signer. Les trois formules sont à 69 €/mois (Essentiel), 119 €/mois (Pro) et à partir de 249 €/mois (Sur mesure), sans frais de création, le site étant livré en 14 jours à compter de la réception de vos textes et de vos photos. L’engagement initial est de 12 mois. À partir du 13ᵉ mois, vous résiliez quand vous voulez par lettre recommandée avec accusé de réception et un mois de préavis, et la propriété du site vous est cédée de plein droit, code source compris et sans frais. Le nom de domaine est déposé à mon nom pendant l’abonnement — un renouvellement de moins à surveiller pour vous — et je vous le transfère si vous partez.

Vous avez un contrat sous les yeux et vous ne savez pas lequel des deux vous avez signé ? Envoyez-le-moi : je vous dis ce que j’y lis, ce qu’il faut faire vérifier et par qui, et ce que coûterait un site que vous possédez. Gratuitement, sans engagement, et sans rien vous faire signer ce jour-là.

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